Les Ateliers du Quai

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Des rayons cosmiques en Antarctique pour mieux comprendre notre quotidien

Des rayons cosmiques en Antarctique pour mieux comprendre notre quotidien

Guillaume Hubert, Chercheur, Office national d'études et de recherches aérospatiales - ONERA

Cette rencontre aura pour objectif de décrire les origines des rayons cosmiques, leurs dynamiques et leurs impacts dans notre quotidien. Il sera en particulier question des travaux menés en Antarctique, lieu privilégié pour détecter ces particules, tout en témoignant des conditions de vie extrêmes et de ses conséquences sur une mission scientifique.

 

L’historien face aux génocides

L’historien face aux génocides

Patrick Cabanel, Professeur des Universités, Université Toulouse Jean Jaurès, Laboratoire France, Amériques, Espagne – Sociétés, pouvoirs, acteurs - FRAMESPA (CNRS, UT Jean Jaurès)

Génocides, nettoyages ethniques, massacres : l'historien doit s'attacher à distinguer les différences de degré et surtout de nature entre ces morts de masse et comprendre les processus idéologiques, sociaux, psychologiques, qui conduisent des idées nées à gauche (telle la nation) à se muer en haines paniques et des « hommes ordinaires » en ouvriers consciencieux d'une industrialisation de la mort.

 

Extrêmes climatiques : causes, limites physiques et questions éthiques

Légende : Chichester Canal by William Turner (1816 : A year without Summer)

Extrêmes climatiques : causes, limites physiques et questions éthiques

Laurent Terray, Directeur de recherche, Climat, Environnement, Couplage et Incertitude - CECI (CNRS, CERFACS)

Pourquoi sommes-nous sidérés et fascinés par les événements climatiques extrêmes tels que les cyclones, les tempêtes, les canicules, les sècheresses, les éruptions volcaniques et leurs impacts climatiques ? La thèse que nous essayerons d’illustrer est que l’extrême est un acteur majeur de la révélation. Nous interrogerons d’abord les raisons et ressorts de l’attribution du qualificatif extrême à ces événements climatiques. Nous montrerons que la perception du caractère extrême est souvent l’aboutissement d’une interaction croisée entre la physique de l’aléa climatique et la vulnérabilité des milieux. Nous proposerons que ce cheminement vers l’extrême illustre le dévoilement des limites de nos connaissances et savoirs et des capacités de résilience de nos sociétés. Nous aborderons ensuite les questions sur la temporalité des extrêmes en lien avec le déséquilibre d’un système dynamique comme notre système climatique sous l’influence anthropique: pourquoi la même éruption volcanique peut-elle avoir des conséquences climatiques très différentes à  300 ans d’intervalle ? Comment un extrême avec une période de retour de plusieurs milliers d’années peut-il devenir en quelques décennies le juste milieu ? Pourquoi la dynamique des extrêmes est-elle un excellent lanceur d’alerte de l’imminence de point de basculement du système climatique ? Pour terminer, nous traiterons des tentations humaines bien réelles de singer les extrêmes naturels pour contrecarrer la mise hors équilibre du système climatique et des questions éthiques et politiques associées.


Comprendre la radicalisation


Comprendre la radicalisation

Jérôme Ferret, Maître de conférences, Université Toulouse Capitole, Institut du droit de l’espace, des territoires et de la communication – IDETCOM (Université Toulouse Capitole)

Comment analyser les nouvelles formes de violence dites radicales en France ? Comment les modéliser dans un contexte de fort stress social, voire d'interdiction politico-morale (« Comprendre, c'est déjà excuser ») ? Nous verrons comment analyser précisément ces phénomènes en les ré-ancrant dans des questions sociales plus générales, au premier rang desquelles celle de la socialisation des individus aujourd'hui. Ce processus passe également par des constructions spécifiques de savoirs.



Prendre le contrôle des neurones pour réparer le cerveau : mythe ou réalité ?

Prendre le contrôle des neurones pour réparer le cerveau : mythe ou réalité ?

Laure Verret, Maître de conférences à l’Université Toulouse III - Paul Sabatier, Centre de Recherche sur la Cognition Animale – CRCA (CNRS, UT3 Paul Sabatier)

Nos comportements, sentiments, et souvenirs émergent tous du fonctionnement cérébral, finement orchestré par l’activité des neurones qui dépend de signaux électriques. Bien éloignés de nous, certains micro-organismes disposent de protéines qui induisent des signaux électriques lorsqu’elles sont soumises à la lumière d’une longueur d’onde spécifique. 

Il y a une dizaine d’années, des neuroscientifiques ont cherché à utiliser ces protéines sensibles à la lumière pour les introduire dans les neurones de rongeurs, afin de contrôler l’activité électrique des neurones par impulsions lumineuses : l’optogénétique était née. Par cette approche, on peut désormais activer et inhiber à volonté des neurones spécifiques, en observer les conséquences sur le fonctionnement cérébral, et sur le comportement des individus. L’utilisation de cet outil adapté à la clinique ouvre également des perspectives thérapeutiques, notamment dans le cadre des maladies neuropsychiatriques.

 

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